Lettres aux jeunes filles

07- «Je vous salue, petites contrariétés!»


écrit

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18 . 01 . 2024

Thema

Brieven aan jonge meisjes

07- «Je vous salue, petites contrariétés!»

Auteur

Les Filles de Marie

Je vous salue, petites contrariétés!

Chère Amie,

Demain, samedi! Une journée très attendue pour Mathilde. Sa mère lui a récemment acheté des moules à bonbons et, depuis le début de la semaine, il est entendu que Mathilde recevra une amie d’école à la maison. Ensemble, elles veulent confectionner du sucre d’orge, un bonbon dur que sa grand-mère lui a appris à faire. Avec ses nouveaux moules en forme de coeur et de fleur, les deux amies feront quelques recettes qu’elles distribueront à l’école, en plus de biscuits maison.

Mais lorsque Mathilde rentre à la maison, après sa journée d’école, elle a le coeur gros. Son amie s’est désistée pour la journée de demain. Bien plus, Mathilde soupçonne qu’elle a soudainement changé d’idée pour aller chez une autre amie, ce qui la blesse beaucoup.

Le soir, pour lui remonter le moral, ses parents lui suggèrent d’appeler Sophie. Peut-être accepterait-elle de venir passer la journée à la maison et les deux pourront faire les sucres d’orge? Ses parents sont même prêts à aller la chercher chez elle. Mathilde tente alors sa chance, mais lorsqu’elle revient au salon, son air de déception parle de lui-même. Décidément, rien ne marche de ses projets! Sophie a déjà un engagement pour ce samedi: elle doit garder les jeunes enfants de sa voisine toute la journée.

Comme Mathilde, il nous arrive toutes un jour d’être fortement contrariées dans nos projets et nos désirs. Tout ce que l’on avait prévu ne fonctionne pas, nous laissant déçues et amères, alors que l’on ne peut rien contre les événements. Quelle attitude intérieure convient-il alors de prendre?

Marie-Paule avait une sagesse qui lui permit de vivre contrariété par-dessus contrariété en se sanctifiant et, à la fois, en se laissant guider par la Providence. Son enseignement? «Il faut nous habituer tôt à accepter les choses telles qu’elles se présentent», disait-elle, en nous invitant à redire à Dieu chaque matin: «Tout ce que tu veux, Seigneur, je le veux.» C’est que les contrariétés, nous les rencontrerons toute notre vie durant; aussi bien apprendre à les vivre positivement.

Tu le sais, accepter les joies, les surprises agréables, les bons moments d’amitié, cela n’exige aucun effort. Mais quand survient une difficulté, une blessure, une souffrance pour le coeur, une contrariété, c’est comme si le ciel s’assombrissait soudainement, laissant peser en nous de lourds sentiments de tristesse, de déception et de peine.

Pourtant, c’est dans ces situations que Dieu peut davantage nous purifier et fortifier notre âme, la rapprocher de Lui. Sur le coup, c’est douloureux, bien sûr, mais, par les événements qui ne semblent pas être toujours en notre faveur, Dieu nous forme, nous guide et Il peut même parfois nous protéger.

Quels sont les premiers efforts qui nous sont souvent exigés en de pareilles circonstances? D’abord, ne pas nous laisser aller à la tristesse en faisant peser sur les autres notre déception, et garder le sourire, car cette contrariété a le pouvoir de nous faire grandir intérieurement. L’accueillir ainsi, comme venant de la Providence, c’est en tirer tous les bienfaits possibles. Marie-Paule écrivait à une Fille de Marie: «L’abandon du coeur ouvert qui dit: “Tout ce que Tu veux, Seigneur, je le veux!” est la meilleure formule pour conserver la joie».

Lorsque la Communauté des Filles de Marie a été fondée, Soeur Jeanne d’Arc Demers, l’amie de coeur de Marie-Paule, a appris aux jeunes religieuses une courte prière qui aide à bien orienter l’esprit lorsqu’une contrariété survient. Mathilde l’a aussi apprise de Soeur Lucette et l’a recopiée pour la mettre bien en vue dans sa chambre. Aussi, malgré les quelques larmes de déception qui ont coulé, le soir, avant d’aller au lit, elle a réussi à dire, avec un coeur douloureux, mais avec une âme qui sait élever son regard vers Dieu, cette petite prière:

«Je vous salue, petites contrariétés, pleines de grâce. Je vous aime et je vous accepte. Faites en moi tout le bien pour lequel Dieu vous envoie.»

Le lendemain matin, Mathilde s’est un peu plainte à sa mère qu’elle n’avait rien à faire, que c’était «plate» et que la journée serait longue. Elle allait effectivement gâcher sa journée avec cette humeur déplaisante! Toutefois, elle a de nouveau récité intérieurement sa petite prière, essayant même d’afficher un sourire sur son visage.

biscuitsPeu de temps après, elle avait la force de rebondir. Eh oui, elle s’est rendue à la cuisine où elle a préparé trois recettes de biscuits! Et, en après-midi, sa mère l’a aidée à faire les sucres d’orge. Ainsi, lundi, Mathilde pourra faire des heureux et des heureuses en distribuant ses biscuits et ses sucreries. Et, certainement, il y en aura aussi pour l’amie qui s’est désistée!

Les Filles de Marie


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