Lettres aux jeunes filles

35 - «Un témoignage de blancheur!»


écrit

DATE DE PARUTION

01 . 08 . 2024

Thématique

Lettres aux jeunes filles

35 - «Un témoignage de blancheur!»

Auteur

Les Filles de Marie

Chère Amie,

Une religieuse Fille de Marie, toute souriante, accueille Mathilde et la salue:
– «Eh bien, ta maman m’a dit que tu avais besoin d’une nouvelle robe blanche. Il paraît que tu pousses comme de la mauvaise herbe! Ça doit être le grain béni en toi qui s’élève vers les hauteurs du Ciel!» Et elle éclate de rire, pour ensuite continuer: «De toute façon, il convient de remplacer la robe lorsqu’on change de taille. Nous allons prendre tes mesures, tu veux bien?»
Munie de son galon, avec l’habileté et la délicatesse des couturières, la religieuse commence son travail et note soigneusement les mensurations nécessaires. En vérifiant la largeur du dos, elle dit: – «Tu as un jupon pour porter avec ta robe?»
Branche de jasmin– «Je pense que j’ai un jupon pour une jupe, ça peut faire?»
– «Pas vraiment, car il ne couvrira pas le haut de ta robe. L’idéal, c’est un jupon long, tout d’une pièce. Je vais te montrer ce que nous avons.»

Elle va, puis revient avec le jupon en question et le montre à Mathilde. «Tu vois, c’est ce qui fait le mieux avec la robe blanche. Sans ce jupon, les sous-vêtements paraissent au travers de la robe. Et ça ne fait pas très joli. De plus, ce jupon-ci a des bretelles plus larges qui camouflent bien et il est de couleur chair. C’est l’une des couleurs qui ressort le moins sous du blanc parce que du blanc sur du blanc aura toujours tendance à se voir davantage.

Mère Paul-Marie voulait que les femmes soient bien mises lorsqu’elles portent la robe blanche. Si tu es d’accord, je te préparerai un jupon comme celui-ci avec ta robe.» Mathilde accepte avec plaisir.


La robe blanche et la ceinture bleue, cette tenue mariale que nous portons aux journées de prières de mai et septembre, à Spiri-Maria, ainsi qu’aux cérémonies de la Famille des Fils et Filles de Marie et à celles de l’Armée de Marie sont les vêtements de l’Immaculée.

En effet, ils sont très semblables à ceux qu’Elle portait lors de ses apparitions à Lourdes et c’est Elle qui a voulu que ses Chevaliers les portent fièrement. Il faut dire que l’Immaculée a du goût!

Pour cette raison, la robe blanche doit être portée avec dignité et comme un témoignage de notre choix d’appartenir à cette Dame de Blancheur, de Pureté, de Bonté, de Lumière et de Beauté. C’est aussi un témoignage de notre amour pour Elle, de notre désir de La rayonner et de Lui ressembler. En d’autres mots, cette tenue mariale exprime notre foi, nos valeurs, qui on aime, qui on suit et par quels chemins on évolue dans la vie.

Mère Paul-Marie écrivait à ce sujet: «Avec le temps, on perçoit ce que donne ce témoignage de blancheur, en s’en imprégnant soi-même d’abord, afin de bien vivre sa vie de Chevalier de Marie.» (Lettre de Mère Paul-Marie, 4 février 1992)

Lors de la cérémonie suivante, Mathilde après avoir enfilé sa robe blanche, changé ses espadrilles pour des souliers blancs de circonstance, rejoint Sophie qui, en la voyant, lui souligne: «Tu as oublié d’enlever tes boucles d’oreilles et ta bague.» C’est vrai! Pas de bijoux, pas de maquillage ou d’ongles peints avec la robe blanche.

Ce n’est pas le moment d’attirer l’attention sur soi. Il faut une grande simplicité! Et ça nous rappelle qu’il faut rayonner autrement, en revêtant les plus beaux atours de l’honnêteté, de la bonté, de l’oubli de soi, de la pureté, de l’obéissance, de tout ce qui, intérieurement, est beau et noble.

Bouquet de fleurs blanchesComme il reste du temps avant le début de la cérémonie, les deux amies s’arrêtent pour fraterniser avec une famille qu’elles connaissent. La fillette de 6 ans, que Mathilde garde parfois, s’approche d’elle pour lui montrer le chandail bleu qu’elle porte et elle lui dit: «Il est de la même couleur que celui de papa.» En effet, les deux chandails ont exactement la même teinte. La maman regarde Mathilde et Sophie en souriant. Elle souligne avec quelle fierté la petite porte ce chandail et que, dans son admiration pour son père, c’est elle qui a choisi ce vêtement le matin, avant de prendre la route pour Spiri-Maria.

Mathilde se penche vers l’enfant et lui dit: «Moi, quand j’étais petite comme toi, je rêvais d’avoir une robe comme celle de ma mère». Et la maman d’ajouter avec tendresse: «Maintenant, c’est l’heure d’aller nous changer, chérie. Nous mettrons la même robe que Maman Marie, tu viens?»

À toi, nous souhaitons d’avoir toujours au coeur cet amour, cette fierté, cette admiration pour l’Immaculée-Mère et l’Immaculée-Fille, d’être heureuse de revêtir leur robe et de t’imprégner de ce qu’Elles nous enseignent!

Les Filles de Marie


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