DATE DE PARUTION
13 . 06 . 2024
28 - «La joie de donner!»
DATE DE PARUTION
13 . 06 . 2024
Thématique
Lettres aux jeunes filles
Auteur
Les Filles de Marie

Chère Amie,
Ce matin, le père de Mathilde travaille seul dans son garage. Le moment est propice pour Mathilde qui souhaite lui exposer une idée qu’elle mijote depuis quelques semaines. Elle le rejoint et lui demande: «Papa, Sophie et moi, on aimerait faire quelque chose pour des pauvres à Noël. J’ai pensé, si tu acceptes, de prendre l’argent que j’ai reçu de grand-maman à ma fête et celui que j’ai accumulé dans ma tirelire. Je pense que je devrais avoir environ 30$. Sophie en a aussi de son côté.»
Comment ne pas encourager un tel élan de charité?
Le samedi suivant, après avoir eu la permission espérée, Mathilde et Sophie parcourent les allées d’épicerie. Dans un mélange de sérieux à la tâche et d’enthousiasme, elles poussent un panier dans lequel s’empilent plusieurs articles.
En effet, leur projet de Noël a rapidement pris forme avec les bons conseils de leurs parents et elles ont finalement décidé d’offrir des denrées utiles à une famille dans le besoin, et même d’y ajouter un chèque-cadeau pour l’achat d’essence. Pour se procurer ce chèque-cadeau, Mathilde a suggéré à sa mère et à son père de ne pas lui acheter le fameux foulard qu’elle leur avait demandé depuis un bon moment, mais plutôt de lui remettre la valeur en argent. Elle aimait vraiment ce foulard, aperçu dans une boutique, mais, après tout, elle en a déjà un qui conviendra encore cette année. Et puis, quand un don implique un sacrifice, n’a-t-il pas alors plus de valeur?
Afin d’encourager la généreuse initiative des filles, le père de Mathilde, pour sa part, s’est engagé à doubler le montant qu’elles ont mis en commun. Inutile de dire leur joie! Et Xavier, le frère de Sophie, lorsqu’il a appris ce que les deux amies préparaient, s’est à son tour empressé de participer à la bonne action en leur fournissant discrètement l’adresse d’une famille éprouvée qui peine à payer tous ses comptes.
Donc, calculatrice en main, pour ne pas dépasser la somme qu’elles ont rassemblée, Mathilde et Sophie se concertent sur le choix de tel ou tel produit nécessaire: un pain, du poulet, des oeufs, un sac de carottes, du détergent à lessive, une boîte de gâteaux et, bien sûr, quelques petites douceurs… Elles veulent offrir un panier utile, mais qui respecte aussi leurs possibilités. La mère de Mathilde n’est pas trop loin pour les conseiller au besoin. À la caisse, après avoir payé, les filles demandent que leur panier d’épicerie soit livré anonymement à l’adresse qu’elles transmettent au livreur, ajoutant un message pour un Joyeux Noël.
Marie-Paule, bien qu’elle était elle-même, souvent, sans le sou, a toujours trouvé le moyen de secourir d’autres foyers pauvres.
Un Noël, par exemple, elle suggéra à ses enfants de ne pas faire de sapin en solidarité avec ceux qui souffrent et de s’occuper d’une famille voisine qui se trouvait dans le besoin. Tous participèrent avec bonheur et enthousiasme à la préparation de cadeaux, de surprises et de victuailles et leur joie fut de voir celle des jeunes enfants et des parents émus qui en bénéficièrent.
Mais la générosité de Marie-Paule ne s’exprimait pas qu’à Noël, car, écrivait-elle: «Tout être ressent un immense besoin de se donner pour quelque chose, de se dépasser. C’est dans le don que l’on trouve vraiment le bonheur.» (VA, vol. III, chap. 29 p. 169)
En vue de la fête de Noël, Mathilde et Sophie ont entendu, dans leur coeur, cet appel à donner et à se donner, et les événements leur ont permis d’y répondre par un acte de bienfaisance en faveur d’un foyer éprouvé.
Cela n’est pas toujours possible de cette manière, mais si tu t’habitues, toi aussi, à penser aux autres, à rester attentive à leurs souffrances et à leurs besoins, à dépasser ton égoïsme pour partager et aider, tu deviendras une semeuse de joie et d’amour et tu transformeras tous les jours en fête de Noël. L’adage dit vrai: «Il y a vraiment plus de joie à donner qu’à recevoir»! L’as-tu déjà expérimenté?
Ce soir-là, devant la belle crèche installée au salon, Mathilde pense à la famille qui, au cours de l’après-midi, a eu la surprise de recevoir les sacs de denrées que le livreur a apportés de la part de donatrices anonymes. Elle est heureuse. Ce qu’elle a fait avec Sophie lui fait éprouver une grande joie. Elle dit alors à ses parents: «Je n’aurai pas mon foulard, mais je pense que c’est mon plus beau Noël!»
Oui, «se donner pour les autres nous apporte un baume indéfinissable!» (VA, vol. I, p. 40)

Meilleurs voeux pour un Noël de vraies joies, à toi et à ta famille!
Les Filles de Marie
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