Lettres aux jeunes filles

11- «Des grâces bien spéciales!»


écrit

DATE DE PARUTION

15 . 02 . 2024

Thématique

Lettres aux jeunes filles

11- «Des grâces bien spéciales!»

Auteur

Les Filles de Marie

Des grâces bien spéciales

Chère Amie,

Quelqu’un est au confessionnal. Mathilde attend son tour, un peu anxieuse et nerveuse. Ce n’est jamais très agréable de dire ses «bêtises» à un prêtre, surtout quand on a vraiment honte de soi. Heureusement, l’habitude de la confession est prise pour Mathilde et elle essaie d’y être régulière, ce qui facilite les choses. Cette fois, il y a un événement qui lui revient toujours en tête, comme si sa conscience le lui rappelait inlassablement.

Eh oui, depuis l’histoire où sa cousine Nancy l’a reprise pour ses paroles contre sa mère, Mathilde remarque davantage toutes les fois où elle est moins gentille avec elle et où elle lui répond d’une manière un peu désagréable. Il est vrai que Mathilde n’a pas toujours envie d’entendre les conseils, les avis et les remarques de sa maman et elle a parfois l’impression que celle-ci ne la comprend pas; mais, depuis l’incident avec Nancy, elle constate mieux que son attitude n’était vraiment pas bonne lorsqu’elle l’a ouvertement déconsidérée pour se donner un air «cool» devant les filles de l’école.

Croix doréeTrès consciente d’avoir mal agi, tourmentée par ce malheureux événement qu’elle regrette, elle ne peut donc pas ignorer sa faute et ne pas la confesser. C’est gênant, mais aussi bien dire honnêtement ce qu’elle a fait, sans enrobage. C’est ainsi qu’elle va s’accuser d’avoir manqué de respect envers sa mère et de l’avoir déconsidérée devant ses amies!

Qu’il peut être difficile parfois d’être bonne! N’as-tu pas déjà remarqué, comme saint Paul le disait et comme nous le voyons avec Mathilde, que tu ne fais pas toujours le bien que tu veux, mais que tu fais, au contraire, le mal que tu ne voudrais pas? L’être humain est faible et fragile; et il doit sans cesse combattre le Mal qui est en lui, se convertir à nouveau chaque jour.

Personne n’est parfait, mais le bon Dieu nous a donné un moyen extraordinaire pour avancer vers Lui et pour progresser spirituellement, malgré nos faiblesses. C’est la confession!

Prendre personnellement l’habitude de confesser ses fautes à un prêtre, tous les 15 jours ou tous les mois, par exemple, démontre sa volonté de changer pour devenir meilleur et pour grandir dans la vie spirituelle. Bien entendu, si nous commettons une faute grave qui va à l’encontre des Lois de Dieu et qui nous coupe de la Quinternité et de notre prochain, la confession devient alors une nécessité urgente pour retrouver l’état de grâce. Dans ces cas, il ne faut surtout pas tarder à y recourir.

La confession, c’est si grand! À travers elle, c’est Dieu qui nous découvre toute sa Tendresse, sa Bonté et son Amour. Il sait que nous sommes faibles et Il nous offre tout pour nous rapprocher de Lui dans cette grande aventure de la sainteté. Oui, c’est bien Lui qui nous accueille et que nous rencontrons au confessionnal.
Marie-Paule écrivait à ce sujet: «Qu’une âme soit dans la misère profonde ou près de Dieu, le sacrement de Pénitence est porteur de grâces bien spéciales. (…) La confession n’est pas uniquement l’aveu de ses fautes, ce sont aussi des conseils précieux donnés sous l’inspiration de l’Esprit Saint; ce sont des directives précises pour l’âme et c’est la paix qui en découle» (Vie d’Amour, vol. III, chap. 41, p. 264-265).

 

Après avoir entendu la confession de Mathilde, le Père lui a souligné que l’intervention de sa cousine Nancy avait permis de lui ouvrir les yeux et que, sans cela, elle aurait peut-être pris l’habitude de s’opposer ouvertement à ses parents. En laissant ainsi la révolte et la désobéissance envahir son coeur, elle se serait enfoncée toujours plus dans une crise redoutable. Quelle bonne influence Nancy a donc été pour elle!

Mains jointes avec chapeletLe prêtre l’a également rassurée que, par ce beau sacrement, son âme est maintenant lavée de la tache grise qu’avait causée son manque de respect. Il l’a aussi invitée à remercier chaque jour le bon Dieu pour ses bons parents et à demander à Marie-Paule de les éclairer dans leurs tâches parentales. Enfin, il lui a rappelé l’importance de l’obéissance.

Mathilde se sent maintenant tellement soulagée et heureuse de sa confession! C’est que le prêtre a aussi le pouvoir d’apaiser les consciences et Mathilde en ressent les effets de paix et de joie. Une véritable libération! Vraiment, quel bienfait! Ce fut une histoire malheureuse et humiliante, mais sa démarche lui a été source de grâces bien spéciales.

Et puisqu’elle n’aime pas l’idée de faire de la peine à Marie-Paule, à la Quinternité, à ses parents ou aux autres, elle a besoin du sacrement du Pardon, même si ça peut parfois lui coûter. Et maintenant, elle repart en neuf, déterminée à faire mieux!

Et toi, quelle importance accordes-tu à la confession?

La considères-tu comme une grâce dans ta vie?

Les Filles de Marie


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