Lettres aux jeunes filles

05 - Vive la vie spirituelle!


écrit

DATE DE PARUTION

04 . 01 . 2024

Thématique

Lettres aux jeunes filles

05 - Vive la vie spirituelle!

Auteur

Les Filles de Marie

Vive la vie spirituelle

Chère Amie,

Dans quelques semaines, ce seront les Jours de la Dame de septembre à Spiri-Maria. Les parents de Mathilde y assistent toujours et les enfants doivent aussi y aller, à moins d’une bonne raison, car ces journées de prière se vivent en famille. Cette fois-ci, par contre, Mathilde préférerait rester à la maison. Ça ne lui dit pas vraiment d’aller à Spiri-Maria.

De plus, ses amies de l’école prévoient une activité. L’autre soir, lors des préparatifs de cette fin de semaine, quand sa mère lui a demandé de vérifier si sa robe blanche était en ordre, elle lui a répondu avec mécontentement et elle est partie dans sa chambre en boudant. Elle a même claqué la porte, se laissant malheureusement aller à la colère et à la revendication. Il lui faudra maintenant réfléchir dans le silence et retrouver sa paix, laisser son coeur s’ouvrir à nouveau.

Et toi, quels sont tes sentiments face à ces journées? Dans quel état d’esprit les vis-tu: joie, enthousiasme, hâte, anticipation… ou plutôt, comme Mathilde, avec des sentiments qui frôlent la contrariété ou le mécontentement? Nous devinons que, parmi les destinataires de notre lettre, certaines sont heureuses d’y participer, et nous nous en réjouissons véritablement.

D’autre part, il y en a qui le sont beaucoup moins et, loin de nous en scandaliser, nous comprenons que des sentiments moins positifs peuvent parfois nous assaillir devant ces activités ou face aux obligations et aux devoirs spirituels qui nous incombent. C’est pourquoi, avec toi, nous voulons bien réfléchir à la place que nous accordons à la sphère spirituelle dans notre vie.

Sais-tu que, jeunes ou moins jeunes, nous connaissons tous des jours où les devoirs de notre vie spirituelle nous pèsent vraiment et où ils nous demandent de réels efforts? Eh oui! Même nous, les religieuses, nous n’avons pas toujours «le goût» de réciter un chapelet et la messe peut aussi nous paraître longue, alors que notre piété semble éteinte et que nos efforts d’intériorité restent vains. Il en est de même pour tes parents à certains moments.

Ces sentiments d’inertie ou de lassitude, que nous expérimentons tous, se vivent dans notre corps psychique, notre âme inférieure. Mais, souvenons-nous: ce n’est pas le corps psychique qui doit déterminer nos actions, mais bien le corps spirituel. C’est lui qui doit nous diriger. En d’autres mots, c’est notre volonté tendue vers Dieu, vers le Bien supérieur, qui doit dicter ce que l’on accepte de faire ou de ne pas faire.

mains en prièreIl convient de vivre notre vie spirituelle non pas comme une obligation désagréable que nous imposent nos parents, mais bien comme un besoin personnel, une nécessité, un bonheur et une grâce. Oui, un besoin, une nécessité, un bonheur et une grâce! Penses-y bien: nous donnons à notre corps physique toute la nourriture dont il a besoin; c’est une loi naturelle. Notre âme a, elle aussi, ses besoins propres pour continuer à se développer, à grandir et à se sanctifier; c’est une loi surnaturelle. Si nous ne lui donnons pas ce qui lui convient, elle mourra; sa lumière s’éteindra, comme la flamme qui, dans un foyer, n’est plus alimentée par le bois.

Marie-Paule nous a un jour donné un bon conseil pour nous aider: «Quand la prière ne nous dit rien, il faut l’offrir pour les autres». C’est d’ailleurs une façon spirituelle très noble d’aimer notre prochain.

Nous te confions un autre secret: le jour où tu décideras que tu donnes volontairement du temps à Dieu, que tu mets la prière dans ta vie, que tu vas à la messe quand tu le peux, tout cela te sera moins pénible et, peu à peu, tu sentiras même la nécessité de ces «rendez-vous d’amour». Ce ne sera plus une obligation astreignante; bien au contraire, tu y découvriras bonheur et grâces, ce que nous te souhaitons vivement.

Quant à Mathilde, seule dans sa chambre, elle a remarqué qu’elle n’était pas bien dans son cœur et qu’elle était malheureuse. La colère, ce n’est pas vraiment beau et ça laisse le coeur dans un mauvais état! Aussi, après avoir demandé l’aide de son Ange, de Dieu et de Marie-Paule qu’elle aime, elle s’est calmée et a pu mieux réfléchir. Après tout, une journée ou deux à Spiri-Maria, ce n’est pas un effort qui fait mourir, mais bien qui fait vivre!

Les Filles de Marie


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